Une semelle fonctionnelle est fabriquée d'après un moulage en plâtre pris en position neutre et corrigé sur base de mesures prises lors d'un examen biomécanique et d'une analyse de marche sur plateforme baropodométrique.

Le soutien n’est pas passif puisqu’une stimulation musculaire est créée, en jouant sur la balance entre le muscle jambier postérieur et le long péronier latéral qui sont dits antagonistes (quand l’un se contracte, l’autre s’étire et l’on fait travailler les deux en complémentarité en les stimulant).

Pour ce faire, l’utilisation de matériaux plus rigides est nécessaire, tant pour limiter l’instabilité que pour avoir un meilleur contrôle de la pronation. En effet, au moment de l’impact talon, le poids peut être multiplié par 2 ou 3. Le principe de base de la biomécanique américaine, c’est de limiter les amplitudes (pronation et supination). On favorisera donc l’utilisation des EVA plus rigides au niveau du talon et du medio pied, avec une tenue dans le temps qui sera meilleure. Si la semelle est trop molle, elle va se détériorer et se tasser rapidement, on perdra par conséquence le contrôle des amplitudes.

En limitant les amplitudes de la sous astragalienne et en optimisant l’amorti idéal estimé à 4° (2° de supination au moment de l’impact, et 2° de pronation à la propulsion), les orthèses fonctionnelles vont permettre :

  • d’atténuer les troubles biomécaniques,
  • de contrôler les hyper-mouvements des pieds,
  • et, par conséquent, d’atténuer les répercussions au niveau des membres inférieurs et du bassin.

Article rédigé avec le soutien de Guillaume Cessac, Podologue-Conseil Eloi-Podiafrance à Valence d’Agen (82).

Commentaires (0)

Besoin d'aide ?